Au lendemain d’une première soirée qui s’annonce assez chaude, retour au calme avec une autre demoiselle très attendue, à savoir Sydney Wayser. A un peu plus de vingt ans, cette jeune fille, qui partage sa vie entre Brooklyn et Paris, a déjà été comparée à Tori Amos, Fiona Apple, Regina Spektor ou même Cat Power…. D’une voix toute en élégance sereine, elle nous délivre une pop évidente et sophistiquée, où la beauté et l’efficacité mélodique s’appuie sur un piano enchanteur, agrémenté de tout un attirail de jouets musicaux. Classe et charme devraient être au rendez-vous….
A l’annonce de la sortie d’un nouvel album de The Tiny, déjà venu au Ciel avec Anna Terhneim, nous nous étions promis de ne pas déroger au principe de ne pas reprogrammer des artistes dans le cadre du Festival. Seulement voilà : leur nouvel album est une telle merveille que c’est sans aucun scrupule que nous avons dérogé ce principe ! Lors de leur premier passage, le duo suédois, porté par la voix effrontée d’Ellekari Larsson nous avait conquis par le joli minimalisme de ses compositions. Mais avec le parfaitement nommé « Gravity & Grace », The Tiny passe la vitesse supérieure : sous la houlette de Paul Weeb, connu pour son travail avec Beth Gibbons (oui, oui, la chanteuse de Portishead !) les compositions et l’interprétation prennent une toute nouvelle dimension. Les jolies mélodies désuètes, que l’on croirait sorties de comédies musicales des années 40, s’épaississent doucement, avant de déraper, comme dans le phénoménal « Last Week End », où la voix d’abord cristalline prend une profondeur inquiétante avant de partir littéralement en vrille pour un déchirant « I can not stand loosing you ». Des ch½urs dramatiquement enjoués du somptueux « He’ll never come back » à une reprise aussi improbable que bouleversante des Ramones, The Tiny peut aujourd’hui tout se permettre, tant leur musique est grandiose. Là encore, si le live est à la hauteur de cet album, attendez-vous à ne pas vous en remettre de si tôt…