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Festival Les Femmes S'en Mêlent #13 : LoneLady + Jenny Wilson

Vendredi 26 mars 2010   20h30   12 ¤ / 9 ¤

Plus d'infos :
Myspace Lonelady

Plus d'infos :
Myspace Jenny Wilson
Réservez en ligne !
Si la presse anglaise ne s’est pas trompée en n’hésitant pas à parler à propos de LoneLady de « rencontre entre Joni Mitchell et Joy Division ! », il se pourrait bien que nous assistions dès cette première soirée à un véritable événement. Attendue comme l’une des révélations incontournables de 2010, la jeune Julie Campbell qui se cache sous ce patronyme n’est autre que la nouvelle signature du prestigieux label Warp. Si l’album est une merveille de production comme seul les anglais savent les faire, la prestation live se promet plus agressive, brutale, et sauvage. Accompagnée par Guy Fixsen aux claviers (producteur artistique du disque, aussi connu pour son travail avec My Bloody Valentine, The Breeders ou Stereolab…) et de Rob Ellis (batteur de P.J. Harvey sur ses deux premiers albums !), LoneLady devrait faire parler la poudre, dans cette agressivité vulnérable que les jeunes filles à guitare savent si bien nous envoyer comme un upercut imparable...

Juste derrière, Jenny Wilson ne devrait pas faire retomber l’ambiance, dans un registre totalement différent, démontrant une nouvelle fois si besoin en était la richesse éclectique du Festival, Nous sommes nombreux à nous souvenir du « feu » mis par Miss Li au Ciel il y a deux ans, et il se pourrait bien qu’à l’instar de sa compatriote, avec qui elle partage un côté « déjanté » typiquement nordique, Jenny Wilson démontre avec brio que les suédoises ne sont pas forcément mélancoliques. Si la demoiselle pourrait se contenter de présenter ses compositions dans le dénuement de l'exercice du piano solo qu'elle maîtrise parfaitement, elle préfère assumer sans sourciller l’héritage du disco le plus kitch, pour composer une sorte de « R&B pop » revendiquant l’influence de Missy Elliott, n’hésitant pas à lorgner du côté du hip hop au travers de rythmiques et d'un flow imparable. Sur des grosses lignes de basse aussi simples qu’efficaces, nous ramenant irrémédiablement vers les Talking Heads, Jenny Wilson place sa voix incroyable, tellement solide dans le registre soul qu’elle peut s’égarer dans les délices de l’expérimentation sans jamais se perdre. Des ch½urs très « negro spiritualiens » et une flûte aérienne viennent compléter le tableau idyllique d’une musique qui réussit le rare exploit d’être aussi festive qu’intelligente et inventive.